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Disputes pour le contrôle des territoires et ressources au Costa Rica. Politique et citoyenneté depuis la perspective des mouvements sociaux et mouvements autochtones

7 décembre 2022 – – 15h00 18h00

Espace domestique familial Bribri. Localisation : Amubre, Talamanca Bribri, Costa Rica.
Espace domestique familial Bribri. Localisation : Amubre, Talamanca Bribri, Costa Rica. Diego Lobo Montoya, 2017.

Soutenance de thèse de doctorat en anthropologie et sociologie de Diego Lobo Montoya, le mercredi 7 décembre 2022 à 15h à l’Université Paris Cité. Salle M19, bâtiment Olympe de Gouges.

Composition du jury :

– Odile HOFFMANN, Directrice de thèse, DR émérite, IRD, URMIS
– Patrice MELÉ, Rapporteur, Professeur des Universités, Université de Tours
– Abelardo MORALES GAMBOA, Rapporteur, Professeur des Universités, Universidad Nacional de Costa Rica
– Irène BELLIER, Examinatrice, DR émérite, LAIOS, CNRS-EHESS
– Elisabeth CUNIN, Examinatrice, DR, IRD-Université Côte d’Azur
– Étienne GERARD, Examinateur, DR, IRD, CEPED

Résumé : Cette thèse de doctorat traite des processus d’incidence, de participation, de résistance et d’appropriation des mouvements sociaux et autochtones sur les politiques publiques, les programmes et les projets étatiques liés à l’utilisation ou à l’exploitation des ressources naturelles et des territoires. Nous soutenons que l’implication des mouvements sociaux et autochtones crée des sous-politiques plurielles et dissemblables qui contestent, façonnent et modèrent le pouvoir de l’État, produisant la citoyenneté des acteurs sociaux, généralement exclus ou marginalisés, par la reconnaissance du droit à avoir des droits. La thèse propose que la longue trajectoire de ces conflits se configure sur un champ de relations semi- autonome, nommé le nexus ressources naturelles-énergie-progrès-politique, qui a été l’un des axes sociopolitiques les plus importants dans la construction de l’État-nation costaricien depuis la fin du XIXe siècle.

Dans la première moitié du XXème siècle, des mouvements d’opposition aux politiques d’extractivisme minier et énergétique, constitués sur des alliances de mouvements sociaux divers (étudiants, ouvriers, universitaires) ont fortement influencé l’orientation politique et environnementale de l’État costaricain (« un état vert »).

Plus récemment, l’émergence de deux mouvements d’opposition autochtones, le premier à une centrale hydroélectrique qui affecterait directement les territoires de Brörán de Térraba et Cabécar de China Kichá, et le second à la participation à l’initiative REDD+ Costa Rica du peuple Bribri de Talamanca, sont les cas les plus emblématiques dans lesquels des organisations autochtones locales et régionales ont influencé la constitution du pouvoir de l’État, conduisant à l’abandon du barrage hydroélectrique – dans le premier cas – et au blocage de la consultation autochtone pour la construction de la stratégie nationale REDD+ – dans le second -.

Mots-clés : Politique, mouvements sociaux, peuples autochtones, disputes politiques, citoyenneté, environnementalisme, Costa Rica.