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Séance du Groupe de Travail « Migrants Portugais et ‘Lusophones’, en France et ailleurs »

” La mythologie de la cap-verdienneité: histoire, identité et diaspora “
Victor Barros, Faculté de Lettres /CEIS 20- Université de Coimbra.

Résumé : Tous les discours sur l’idée de la spécificité cap-verdienne renvoient directement et indirectement à  la dimension historique de la formation du Cap Vert comme nation issue de la diaspora. De fait, la population immigrée (cap-verdienne et ses descendants) qui réside à  l’étranger (en Europe ou aux États-Unis) est largement supérieure aux habitants installés dans les dix îles qui forment l’archipel. Dans cette perspective, le discours politique officiel considère la diaspora cap-verdienne comme la ”onzième île de l’archipel“ ainsi, d’après cette allégorie, s’est construite la représentation du Cap Vert comme ”nation globale“. Cette communication permettra d’exposer une radiographie sommaire sur l’histoire de l’émigration cap-verdienne (avec ses causes, ses destinations et ses enjeux); et, ensuite, nous montrerons la façon suivant laquelle la mythologie de la cap-verdienneité est souvent mobilisée dans différentes sphères (politiques et socioculturel) pour cristalliser l’image des Cap-verdiens.


 ” La place de la terre et du sang dans la définition de soi comme ”capverdien(ne)“

Elsa Ramos, Université Paris Descartes – CERLIS

Résumé : Il s’agit dans cette présentation d’interroger la place du territoire du Cap-Vert dans le contexte de la migration des ” capverdien(ne)s “ au Sénégal. Certains sénégalais d’origine capverdienne sont dans un mouvement de reterritorialisation c’est-à -dire d’une inscription géographique au Cap-Vert par l’achat ” d’un pied à  terre“ ou par la réhabilitation d’une maison de famille. Jusqu’où cette territorialisation participe-t-elle à  la constitution de la famille en faisant du lien entre les générations, entre les vivants et les morts, et entre les membres de la famille dispersés par la migration ? Quand la famille ne réside pas sur le ” lieu de départ “, ce dernier semble perdre du sens : il s’agit également d’interroger la place de la famille dans la définition du ” lieu de départ “ et du ” migrant “.

Salle 870

Bât. Olympe de Gouges,

8 rue A. Einstein

75013 Paris

 plan d’accès

Merci de bien vouloir diffuser cette invitation auprès de vos collègues et étudiants, et de confirmer votre présence (sonia.ferreira@fcsh.unl.pt).

Cordialement,

Sónia Ferreira

(CRIA-IUL; URMIS- Paris VII)