Journée d’étude URMIS « Anthropologie de la disparition »

– Matin : 9H accueil des participants autour d’un café

 9H30 Ouverture par Martine Hovanessian Directrice de recherches, CNRS/Laboratoire URMIS

 Jean-Louis Déotte,Pr émérite de philosophie, Université Paris8 ” Le disparu comme hors la loi. Pourquoi le disparu n’est-il pas un héros ? “

 Hélène Piralian, psychanalyste , ” De la disparition à  la réanimation : le chemin du deuil “

 Martine Hovanessian, anthropologue, Université Paris 7, ” Une écriture de la disparition : recoudre des fragments “

 Discutant(e) : Ghyslain Lévy, psychanalyste, membre du Quatrième Groupe

Pause-déjeuner 12H30-14H

 14H Après-midi

 Hamit Bozarslan, Directeur d’études EHESS, ” La ” Vie nouvelle “ de Ziya Gà¶kalp et la question de l’existence-inexistence : la violence de la Turquie républicaine “

 Wadad Kochen Zebib, psychanalyste, ” Du corps sans monde et hors sol “ au temps suspendu. Approche croisée des temporalités et des mémoires à  partir de l’œuvre d’Achille Mbembe ( Professeur d’histoire et de science politique à  Johannesburg) et des témoignages de Samah Jabr ( Psychiatre et psychothérapeute palestinienne à  Jérusalem) “ .

 Nicolas Puig, anthropologue, Université Paris 7, IRD , Directeur adjoint, URMIS « We are ready anytime » : Exil, esthétique et politique dans la trajectoire des membres d’un groupe de rap palestinien.

 Discutant(e) : Catherine Quiminal, Pr émérite, anthropologue, Université Paris 7

Argumentaire

Il s’agira d’examiner dans une perspective ouverte (philosophie, anthropologie, psychanalyse, littérature), ” l’avènement d’une époque de la disparition “ selon les termes de Jean-Louis Déotte, philosophe. Nous comptons questionner l’exercice de la terreur, les génocides, la répression et les crimes de masse dans l’articulation ” Violence d’État et psychanalyse “ à  la fois comme processus politique d’effacement des traces et comme dislocation des sujets (trauma, impossibilité du deuil, perte du lien à  l’autre). Pourquoi certains États ont-ils recours à  l’extrême violence qui vise à  la déshumanisation, à  l’effacement des traces et à  la destruction de la possibilité de transmission, et donc à  la destruction même du principe de génération. Et pourquoi le déni accompagne t’-il nécessairement cette violence extrême ? Nous parlerons aussi de différentes réponses esthétiques afin de rendre compte de subjectivités résistantes face à  la disparition…

Lundi 23 octobre 2017
9H-18H30 Amphithéâtre Turing, Bâtiment Sophie Germain, Entrée au croisement Rue Alice Domont et Léonie Duquet et Avenue de France 75013 Paris
Inscription libre
RER/Métro : Bibliothèque François-Mitterrand
Bus : 89, 62, 64, 325
Tram : T3 3a