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Des (dé)libérations aliénantes ? Débattre de quelques paradigmes actuels de l’émancipation des femmes

Journée d’études, mercredi 11 décembre 2019 à l’université de Paris (Paris Diderot). Tables rondes coordonnées par Pascale Absi (CESSMA), Olga L Gonzalez (URMIS), Monique Selim (CESSMA).

Salle M019, Université de Paris (Paris Diderot), Bâtiment Olympe de Gouges, Rue Albert Einstein, 75013 PARIS (plan d’accès).

9h-9h30 : Accueil 

9h30-12h30 1. Épistémologies identitaires : affirmations et clôtures ? 

Introduction à la table ronde : Absi, Gonzalez, Selim

  • Noura Amer (Psychologue, Université Libre de Bruxelles) 
  • Caroline Ibos (Politologue, Université de Rennes 2) 
  • Miquel Missé (Sociologue, Université de Vic – Catalogne) 
  • Zakia Salim (Sociologue, Rutgers University) 
  • Isabelle Hillenkamp (Economiste, CESSMA, Université Paris Diderot)

14h30-17h  2. « Recherche victime » : désir, aliénation, émancipation

Introduction à la table ronde : Absi, Gonzalez, Selim

  • Sam Bourcier (Sociologue, Université de Lille 3) 
  • Laurie Laufer (Psychanalyste, CRPMS, Université Paris Diderot)
  • Rania Majdoub (militante décoloniale) 
  • Simona Tersigni (Sociologue, Université Paris 10) 

Cette journée d’étude organisée sous forme de tables rondes propose au débat critique certains abordages actuels des dominations qui s’exercent sur les femmes (l’intersectionnalité, le féminisme décolonial, les enjeux épistémologiques des luttes contre les violences faites aux femmes, etc.) où s’articulent paradigmes analytiques et politiques publiques. Le sous-titre de « (dé)libérations aliénantes ? » invite à scruter leurs dimensions contradictoires, certes émancipatoires, mais peut être aussi régressives. De plus en plus présents dans les médias et les recherches, au point de devenir des prescriptions incontournables, ils nous semblent en effet parfois charrier une reprise en main du sexe biologique sur le genre, des processus de re-assignation et renaturalisation qui accompagnent d’une scotomisation du politique.

En réinterrogeant ces paradigmes, en creusant leurs rhizomes signifiants, en essayant de décortiquer les segments idéologiques pluriels qui les innervent, nous souhaitons contribuer à un travail d’épistémologie portant sur les concepts, leurs usages, leurs migrations -exportations/importations, leur apport, leur simplification et leur fondement idéologique dans des contextes politiques précis où les femmes sont comme toujours des étendards transparents.

Contacts : Pascale.absi@ird.fr ; olga.gonzalez1492@gmail.com ; monique.selim@ird.fr

Journée d’études organisée par l’Urmis, le Cessma, avec la Fédération Sciences sociales au Sud et l’Institut du Genre.